Journée mondiale de la SF oblige ....

jeudi 5 mai 2016
par  KOENIG_Isabelle

Et pour vous, en ce jour férié, un autre chant, en l’honneur des sages femmes !

" il est né à la maison " Paroles et musique de Claire SPINEUX, à la suite de son expérience personnelle d’AAD

https://clairespineux.bandcamp.com/...

Il est né à la maison

Il est né dans la famille

Il est né dans le cocon

De ses proches réunis

Il est né à la maison

Ses parents ont choisi leur nid

Pour lui donner la vie

Comme un oisillon

Il est né différemment

Il fait l’original

Par sur un lit d’hopital

Mais sur celui de ses parents

Il est né comme son grand père

Il a poussé son premier cri

Entre deux tics de minuterie

Du four ou cuisait le dessert

Tandis qu’il descendait sa mère le berçait dans la même danse

De la table à l’armoire,

Du lit à la baignoire

Marchant dans sa maison

D’la cuisine au salon

Arpentant les mêmes pièces

Que pendant ses 9 mois de grossesse

Tandis qu’il naissait les rumeurs couraient, les mêmes confidences

Les mêmes bruits dans l’allée

Les gouttes d’eau dans l’évier

La machine à laver

Le vent dans les volets

Les sons qui l’ont bercé

Toute sa vie de fœtus, de bébé

Il est né à la maison

Dans l’odeur d’une tizane

Pendant que gelait le champagne

Il a fait sauter le bouchon

Il est né là, dans la chambre

Sa mère n’avait pour seule valise

Qu’un lit bien fait et une chemise

Un chauffage et des essuies tendres

Il est né dans la folie

la merveilleuse insouciance

peu importe les circonstances

qui l’ont fait naître au logis

Il est né dans le pari

Que tout allait bien s’passer

Qu’il valait mieux ne pas trembler

Au moment d’accueillir la vie

Tandis qu’il descendait sa mère le berçait dans la même danse

Mais la table et l’armoire,

Le lit et la baignoire

Quittaient le décor

Tandis que s’ouvrait son corps

Les pièces s’envolaient

et le temps s’arrêtait de tourner

Tandis qu’il naissait la maison dev’nait sancutaire intense

Et l’enfant vient naître

Comme on ouvre une fenêtre

Et explose la vie

Comme une lumère jaillit

C’est en ce lieu sacré

Qu’on entend soudain respirer

Il est né à la maison

Ses parents ont fait comme le chat

Qui a décidé d’mettre bat

Dans l’entrée sur le paillasson

Il est né à la maison

Il est entré sans frapper

il a préféré glisser

du bidon à l’édredon

il est né comme un spectacle

et les murs ont presqu’applaudit

Et les rideaux ont frémis

Il est né comme un miracle

Il est né comme une rafale

Comme un boulet de canon

Il n’a pas voulu d’escale

Il est né à la maison

Tandis qu’il descendait sa mère le berçait dans la même danse

Et la table et l’armoire,

Le lit et la baignoire

Reprennent déjà

Leur place, leur endroit

la minuterie retentit

Le dessert attend, il est cuit

Tandis qu’il naissait les rumeurs reprenaient, les mêmes confidences

Les mêmes bruits dans l’allée

Les gouttes d’eau dans l’évier

La machine à laver

Le vent dans les volets

Un son s’est ajouté

C’est celui du soupir d’un bébé


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